En effet, la découverte du champignon filamenteux Trichoderma reesei ou plus exactement, celle de son génome par les chercheurs du laboratoire Architecture et fonction des macromolécules biologiques (CNRS/Universités de la Méditerranée et de Provence) ouvre la porte à une nouvelle forme de carburant très attendu. T.reseei pourrait par exemple produire un cocktail enzymatique qui, purifié, serait ajouté à une décoction de déchets organiques. Les sucres produits seraient alors facilement transformables en éthanol, c'est-à-dire en biocarburant utilisable dans un moteur à essence. Outre l’avantage tiré du fait que ce champignon n’entre pas en concurrence avec la filière alimentaire, étant donné qu'elle utilise des déchets de la biomasse, cet agro carburant présente un meilleur bilan en terme d'émission de CO2. Cette avancée notable permet de croire en la possibilité d'une production à grande échelle de ce bioéthanol deuxième génération... Affaire à suivre de près, donc...